Objectif LOL

6 mai 2012 : Ca y est, le(la) président(e) tout(e) nouveau (nouvelle) tout(e) beau (belle) est arrivé(e) !

Mais avant cela, L’Arcampagnateur vous accompagne dans cette campagne qui s’annonce musclée

Neuf mois pour trembler, secouer la tête de dépit, s’éberluer : à coups de petites phrases et de déclarations choc, tout ou presque va y passer. Alors, autant que possible, rire, même si ça risque d’être jaune, permettra de supporter un peu les polémiques sur lesquelles le grand cirque politique va nous convier à débattre.

Vous-mêmes, lecteurs de L’arcampagnateur, vous avez le pouvoir de classer chaque info traitée ici. Cinq catégories ont été créées pour classer le magma politique en plusieurs étapes :

Mouhaha, pour les infos qui font rire jaune ;

LOL, pour les infos qui font rire jaune, mais alors bien rire (jaune) ;

PTDR, pour les infos qui font rire jaune, du genre franchement rire et franchement jaune ;

Jaunisse, pour les infos qui font presque plus rire jaune, tellement elles sont jaunes ;

😦, pour les infos qui virent du jaune au marron : non, là vraiment, on n’a plus le coeur à rire.

C’est évolutif, chaque article peut changer de catégorie en fonction de vos commentaires !

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Qui va toucher le Borloo ?

Il est de ces instants suspendus dans une campagne, où l’on sent que le pantin s’anime, sans que l’on ne sache encore qui en a tiré les ficelles. L’Arcampagnateur s’est délecté, après quelques jours de repos, de supputer sur les dessous de L’information du début du mois d’octobre : la défection de Jean-Louis Borloo à la présidentielle.

Pourtant, tout en rondeur, le gourou du cartel des centres pensait faire oublier sa longue présence en gouvernement en agitant sa crinière en gage de rebellion : le Borloo nouveau était un pedigree d’écolo-bon-maire-de-province, le genre de type avec qui on aime discuter en achetant sa baguette tradition, dans la simplicité d’une bonne boulangerie sans chichis ni forfanterie dont raffolent les notables qui ne goûtent pas à la lumière des sunlights politiques.

Tant et si bien qu’on voyait la tête de Bayrou passer progressivement à la couleur de son MODEM : un orange pourpré d’indignation devant ce transfuge social de la Sarkozie venu lui souffler l’haleine sur le dos. Borloo se promettait d’être l’arbitre du centre, un Rocard 2.0 : las et patatras ! Le 1er octobre au soir, sur un plateau de TF1 transformé en loft-story politique (après DSK et Banon, et probablement avant Royal après sa défaite aux Primaires), Borloo, comme un équipier du Tour de France qui aurait forcé sur le pot belge dans la 3ème étape, décide d’abandonner avant le contrôle anti-dopage (et peut-être bien pour protéger son leader, nous y reviendrons…).

En mon âme et conscience, j’ai considéré que ce serait une candidature qui apporterait plus de la confusion que des solutions.

Magie noire ? Boule de cristal dans l’été indien qui inonde la France ? La confusion, en tout cas, semble apparaître d’un seul coup d’un seul aux yeux de notre ex-sauveur de la cohésion sociale et du brushing coiffé-décoiffé.

Bien sûr, les calculs savants des prévisionnistes politiques (ceux qui, en mouillant le doigt au vent, prédisent le score du deuxième tour avec des candidats qui ne sont pas encore déclarés) ont fusé : ça moulinait dur du ciboulot pour savoir qui toucherait le Borloo de cette défection : Sarkozy ? La Gauche ? Marine Le Pen ? Ou, soyons fou, Pierre Laurent (non, là, on blague) ?

Ce sera bien le jeu des prochaines semaines : comment le centre liquéfié, avec un Hervé Morin qui sent l’appel du large (« ma détermination n’a jamais été aussi forte »), un Bayrou roulant encore au Colza, va-t-il se vendre ? Qui va tirer les ficelles de Gnafron-Borloo ? Sarkozy a-t-il déjà fêté la révélation borloosienne de la confusion par un verre de champagne au Fouquet’s ? Hollande va-t-il construire un polder sur l’électorat centre-droitiste ?

Borloo, en tout cas, en « honnête homme politique », comme il dit, pensait tout de même se deloriser à peu de frais : qu’on le regrette et qu’on le chérisse avec le regard ému et mouillé du sage ne plongeant pas dans la mêlée. Mais malheureusement pour lui, dans quelques semaines, ce ne sera plus qu’une péripétie parmi les nouveaux développements que L’Arcampagnateur vous fera suivre… à moins qu’on ne découvre par inadvertance que son retrait coïncidait avec un quelconque accord secret pour rejoindre une majorité que Borloo avait quittée suite à sa non-nomination à Matignon ?

A suivre en tout cas, et un « Mouhaha » pour cette sortie médiatique de début d’automne…

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Lire la Suite…

Le divorce de Figaro

Que serait la politique sans la bataille des médias ? Les candidats, trop occupés à lorgner sur le finish qui se profile, n’hésitent pas à se transformer en bêtes de somme pour la cause médiatique. Et, comme de bien entendu, lesdits journaux, éditorialistes ou autres experts patentés de la politique s’en repaissent… surtout quand on peut taper sur l’adversaire.

L’Arcampagnateur a ri (jaune) de la récente actualité du Figaro qui, fidèle en saillies comme en amitié politique, s’est fait le porte-flingue de la majorité présidentielle, en gardant les habits immaculés de l’analyse journalistique.

De mariage il ne fut donc point question, ces derniers jours au Figaro : il s’agissait de faire lustrer à nouveau le mythe du divorce à la socialiste (qui a été, il est vrai, prompts à nous servir quelques grands textes dramatiques ces dernières années).

Le ton se durcit entre candidats à la primaire PS… La primaire PS, une opération à 3 millions d’euros… Guérini : « Le PS a mis la tête dans le sable »… Royal éreinte Hollande et Aubry… Royal, grain de sable dans la primaire PS… Ségolène Royal fait entendre sa différence

Le tout en quelques jours : n’en jetez plus, pour du journalisme engagé, Le Figaro bat L’Humanité !

Cela dit, Ségolène Royal a le don de donner le bâton pour faire battre le PS. Non contente de considérer sa défaite de 2007 comme une victoire, elle dézingue ses deux principaux rivaux, pour le plus grand bonheur des petites mains figariennes, qui frétillent du drapeau tricolore.

Le point faible de François Hollande, c’est l’inaction.

Pour Martine Aubry, c’est encore plus cocasse :

Sa seule expérience électorale, c’est une législative perdue en 2002. Passer de rien à une campagne présidentielle, ce n’est pas facile.

Quelques heures plus tard, Ségolène rétro-pédale pour minimiser sa sortie. Rétropédalage visiblement dans la semoule puisque la première attaque interne aux Primaires ne fait que mettre au jour l’équation impossible des candidats à la Rose : prévenir le dérapage, là où tant d’autres l’attendent, le provoquent, voire le créent.

L’Arcampagnateur s’étonne d’ailleurs que le PS ne semble pas se soucier pas que n’importe va pouvoir voter à la primaire de son parti, contre une très symbolique contrepartie d’un euro, y compris des trublions qui seraient prêts à faire élire le moins capable de faire battre Nicolas Sarkozy en 2012…

Enfin ! Grâce à Ségolène, on apprend tout de même qu’il existe un Monsieur Haute Autorité des Primaires. Oui, oui, ça pose sur un CV. Et rien que pour ça, Ségolène mérite un royal-LOL.

La sortie de Ségo dans le Figaro, c’est ici.

L’arrivée au grand jour de Monsieur Haute Autorité des Primaires, c’est .

Et les saillies anti-PS, c’est un peu partout là-dedans. Lire la Suite…

Le colonel Chabert et Angélique

La politique a toujours un temps de retard sur la littérature, et certains nous le rappellent (en off, comme de coutume quand il s’agit d’un bon mot qui vise un puissant) avec délice. L’Arcampagnateur est allé pêcher cette phrase d’un proche de Dominique Strauss-Kahn, au moment où le G.O du Sotifel de Manhattan foulait le tarmac du jeu de quilles politique hexagonal :

Dominique est devenu notre colonel Chabert. Comme dans la nouvelle de Balzac, nous nous étions habitués à son absence mais, maintenant, qu’il revient parmi nous, nous sommes bien en peine de savoir ce que nous allons en faire.

C’est vrai que ce retour triomphal a de quoi mettre les socialistes dans leurs petits souliers : comment vouloir les faveurs d’un ancien favori tout désigné sans avoir l’air de soutenir la lourde culotte de dragueur patenté que porte DSK dans sa traîne d’homme « pénalement lavé » (on n’oubliera pas cependant, mince détail, qu’il reste poursuivi au civil…) ? C’est tout l’art du rond de jambes et du tournage autour du pot que vont devoir réinventer Aubry, Hollande et consorts…

En attendant, comment se porte le peuple français ? Très bien merci. Il se félicite même qu’Anne Sinclair ait une bonne ou une très bonne image (58%). Ah bon ? Parce qu’elle supporte sans broncher des infidélités à répétition ? Qu’elle donne à penser, par son attitude, que son mari n’a vécu qu’une péripétie sentimentalo-badine ? Qu’importe qu’il s’agit tout de même de tentative de viol : le français trouve cela fort, courageux et digne (voire moderne, on n’arrête pas le progrès !).

L’Arcampagnateur, du lointain de son promontoire LOLesque, trouve qu’Anne Sinclair méritera ses qualificatifs quand elle emmènera son frétillant et intrépide mari chez un médecin, pour quelques soins circonstanciés. En attendant, elle se verra affublée du surnom d’Angélique, dont la description paraît fort à propos :

Irrésistiblement belle, aimante, intelligente et volontaire, dévouée à son mari et à ses enfants, elle fait face à toutes les épreuves pour préserver ce bonheur conjugal dont elle a éprouvé la fragilité (…/…) En face, son époux Joffrey, comte de Peyrac, est le type du gentilhomme d’aventure, entreprenant, homme de cœur, et qui, malgré un caractère très masculin, voire un tantinet machiste, ne peut s’empêcher de tomber sous le charme de sa séduisante épouse.

N’est-ce point un beau roman, une belle histoire, le colonel Chabert et Angélique ?

Allez, pour la peine, cette info vaut un Mouhaha. Non ?

Sources :

  • Anne Sinclair aimée des français c’est ici.
  • Le retour de DSK en colonel Chabert, c’est .

Marleix, notre Bon Vieux Français national

Quoi de mieux, pour débuter cette loooooongue campagne, de savourer cette haute idée de la politique, que nous propose Alain Marleix ?

L’Arcampagnateur n’est pas bégueule et vous propose la retranscription de ce grand moment de politique made in caniveau :

Depuis 2 ou 3 jours, on voit des listes de gauche dissidentes : Daniel Raoul dans le Maine-et-Loire, en Moselle, en Meurthe-et-Moselle, dans le Pas-de-Calais, avec la liste du sénateur Sergent. Aussi dans l’Essonne, où notre Coréen national (sic), Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes !

Rappelons qu’Alain Marleix, qui aime bien charcuter le territoire pour recomposer le paysage de la carte électorale, est député UMP et ancien ministre du gouvernement Fillon.

Jean-Vincent Placé prend, avec un peu de retard, la porte du nationalisme bon teint dans la figure, peu après sa collègue Eva Joly, envers laquelle le premier ministre lui-même n’avait pas hésité, en juillet dernier, à penser tout haut que la candidate EELV n’avait pas « une connaissance très ancienne des valeurs de la France ». Voici sa réponse ce matin :

Gageons que la campagne, malheureusement, nous offrira d’autres occasions de rire jaune : cette sortie marleixienne ne vaudra donc qu’un LOL… à moins que vous n’en décidiez autrement…